A
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| La Bible , Ancien et Nouveau Testaments, étant dominée par la réalité de " l' Alliance entre Dieu et les hommes ", utilise le mot adultère, le plus souvent avec le sens d'infidélité de l'homme à cette alliance. Finalement, pour elle, être adultère c'est pécher contre la foi. |
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| Au départ, ce terme a servi à désigner l'animal offert à Dieu lors de la sortie d'Egypte, au temps de Moïse, agneau dans lequel les Hébreux ont vu ce qui a valu le "salut à leurs maisons" . Sept cents ans plus tard, lors du retour d'Exil, au Vlème siècle avant Jésus-Christ, le même mot a été utilisé comme une image du peuple d'Israël acceptant ses épreuves avec autant d'abnégation qu'un agneau conduit à la boucherie ; bref, à le désigner comme un " Serviteur souffrant ". Les évangélistes ont vu dans Jésus le véritable Agneau, c'est-à-dire à la fois le Salut des hommes et le Serviteur exemplaire dans la façon de se donner à eux. |
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| Ce mot provient de l'usage ancien par lequel un contrat était passé entre deux personnes, contrat demandant à chacune de celles-ci d'engager quelque chose de leur vie. Il a été utilisé pour traduire une réalité très particulière entre "Dieu et les hommes. Il y a des moments où, dans l'histoire d'Israël, certains de ceux-ci ont fait la découverte de la présence de Dieu à leur vie. Découverte qui a supposé un combat pour accepter d'être habité par cet Autre qu'est Dieu. Mais découverte accompagnée également de joie et de dynamisme. Pratiquement, que la vie du Peuple est une histoire de bon ménage à réussir entre Dieu et lui à travers tous les dynamismes naturels qui le traversent. Dans l'Ancien Testament, la découverte de l'Alliance de Dieu avec les hommes est accompagnée de signes, de paroles, de sacrifice, de rassemblement avec d'autres qui font la même expérience ; enfin : d'engagement à témoigner de cette réalité la plus passionnante de leur histoire. On trouve cela de Moïse à Jésus. Avec Jésus l'Alliance devient " nouvelle ", en ce sens que le lien de l'humanité et de la divinité se fait dans sa personne même. Le sacrifice est celui de sa vie ; la Parole est la sienne enveloppant toute la Bible ; enfin, le témoignage de l'appartenance à une telle alliance doit être un amour universel : être, par sa vie, un appel à ce que tous les hommes se voient invités à former une humanité fraternelle. |
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| Etymologiquement, ce mot signifie "message" . Dans la Bible, il a une double fonction. D'une part, il désigne une réalité : le monde divin perçu non comme celui d'un Dieu solitaire mais entouré de vivants. Dans ce cas, il s'agit d'êtres invisibles et dont on ne se fait aucune représentation. D'autre part, ce même mot " ange " sert d'expression littéraire pour rendre compte d'événements révélateurs de la présence de ce monde divin. Dans ce cas," l'ange ", c'est un événement à travers lequel quelqu'un a perçu la trace de Dieu, un événement " messager " parce qu'il est devenu parlant de sa présence. |
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| Dans le sens courant, il arrive que ce mot ait une nuance de pouvoir exercé de façon autoritaire ou dominatrice. Pour rejoindre le sens qu'il a dans la Bible, il vaudrait mieux le chercher du côté de son étymologie dans la langue latine d'où il vient (de augere = croître, grandir). Avoir autorité, c'est faire grandir. Dans l'Ancien Testament, c'est Dieu qui a l'autorité en ce sens qu'il préside à l'ordre des choses, dans le monde, dans la société, etc. Jésus passe en manifestant son autorité pour rétablir l'ordre perturbé des choses : redonner la santé, redresser les fausses lectures de la Bible, etc. Cette autorité, c'est sa mission même, elle est au service de l'amour à manifester. Au moment de quitter physiquement cette terre, il a voulu que reste dans le monde un instrument qui prolonge sa mission. Aussi a-t-il donné naissance à un groupe de partenaires, auxquels il donne " tout pouvoir " ; c'est-à-dire de manifester le don de l'amour de Dieu offert aux hommes par leur comportement tout tourné vers la croissance ou le développement des autres |
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| Dans l'Ancien Testament, les découvertes de la présence de Dieu à l'histoire ont conduit à attendre une manifestation décisive de lui-même. Aussi a-t-on parlé de l'avènement de son " Jour ", celui de sa venue ultime. On ne se fait nullement de lui la notion d'un " en-soi " immobile, mais d'un vivant qui ne cesse de venir : " Celui qui vient. " Avec Jésus, on a commencé à attendre cette étape ultime parce que Dieu est celui qui ne cesse de venir : hier, aujourd'hui, demain. On peut parler de sa venue d'une double façon : il est l'à-venir de l'homme au sens où l'accueillir à tout moment fait devenir homme nouveau ; il est aussi, chronologiquement, la fin dernière pour chaque homme à sa mort et pour l'humanité au terme de son histoire. Cette fin ou venue dernière est appelée dans la Bible " retour " ou " parousie ". |
B
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| La bouche, ou " les lèvres " (qui en sont une partie) sont comme la porte du cœur. Elles expriment ce qui s'extériorise de lui, ce qui " sort du coeur ". |
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| Le bras exprime la présence active et puissante de Dieu dans les événements de l'histoire. Les expressions " la droite ", " la main ", " le doigt " ont une signification semblable. |
C
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| Par ce mot, la Bible traduit " le dedans de l'homme ", sa conscience et, plus précisément, son " intelligence ", siège des opérations de mémoire, de jugement, de décision, de liberté. Ici également, c'est le contexte qui indique avec laquelle de ces nuances le mot est utilisé. |
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| Ce terme exprime tout l'homme en tant qu'il est fragile, mortel. Il ne s'agit donc pas d'abord de son corps physique ni surtout de sa dimension sexuelle. Cela vise avant tout l'homme en tant que doué d'intelligence et de volonté, mais considérées dans leur limite naturelle. St-Paul l'utilise également, avec une signification religieuse, c'est-à-dire au sens de " l'homme livré aux seules pulsions de sa nature : intelligence, volonté, passions ". Finalement, il s'en sert pour désigner le péché : l'homme opposé à la vie de l'Esprit. Dans un passage, c'est le contexte qui indique avec lequel de ces sens le mot est employé. |
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| Dans la vision du monde ancienne, le ciel c'est ce qui est au-dessus de l'homme. Pour exprimer l'idée que Dieu est plus grand que l'homme, la mentalité biblique a emprunté cette image et fait habiter Dieu " au ciel ". Quand elle parle ainsi, elle ne veut pas le mettre dans un univers inatteignable, mais comme quelque chose de présent à la vie de l'homme, tous les jours. Le ciel, au sens populaire du mot est une réalité bien visible surtout dans un pays d'Orient. Mais c'est une réalité qui demande à l'homme de s'élever pour l'atteindre. Cette image de la présence, difficilement réalisable mais réelle, de Dieu à la vie de l'homme, s'est personnalisée avec Jésus. En effet, l'Evangile dit qu'être au ciel c'est " être avec lui ", c'est-à-dire être dans son amour ; ou, encore : vivre en harmonie avec soi et avec les autres. Quelque chose de cela peut déjà commencer sur terre. |
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| Cette expression ne vise nullement à prêter à Dieu des sentiments, surtout pas de vengeance ou de punition. Mais, plus exactement, elle veut exprimer la situation de désastre dans laquelle l'homme se met et qu'il ressent comme une colère tombant sur lui. En fait, c'est la conséquence de sa conduite quand il la poursuit en ne connaissant pas Dieu, c'est-à-dire cette dimension de transcendance au cœur de sa vie et qui, seule, peut donner son sens ultime à celle-ci. Pour permettre à l'homme d'échapper à cette " colère ", Jésus l'a prise sur lui, par sa mort, ouvrant ainsi une issue par laquelle quiconque croit en lui ,même si c'est sous un " nom commun " peut mener sa vie avec une perspective autre que désastreuse. |
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| Connaître, ce n'est pas seulement effectuer un acte, une opération de la pensée, qui traite la réalité comme un objet extérieur à soi. C'est bien plus : faire l'expérience de quelqu'un, par le dedans. Il s'agit d'une connaissance d'amour faite d'accueil et de don. Connaître, c'est aussi, dans le cas d'un couple, s'unir sexuellement. |
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| Ce mot signifie " retournement ". Il est utilisé dans la Bible pour exprimer la transformation d'un être lorsqu'il décide de construire sa vie en acceptant d'accueillir la présence de Dieu. L'accés à la foi est donc toujours accompagné d'un mouvement de conversion. Les croyants devraient, ainsi,être en recherche de conversion permanente. Au lieu de vivre pour soi , croire entraîne à vivre pour les autres, tel est le retournement de la conversion selon la Bible. |
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| Le " corps " désigne tout l'homme, mais en tant que noeud de relation avec Dieu et avec les autres. Dire " corps charnel ", c'est dire homme coupé de Dieu, et " corps spirituel ", homme en communion avec Dieu. Quasiment absent des livres de la Bible écrits en hébreu, ce terme entre dans le vocabulaire biblique par l'initiative de St-Paul qui l'emprunte à la culture grecque dans laquelle il veut couler la " Révélation ". Il ne sert pas, ou très exceptionnellement, à désigner une composante de l'homme : le corps physique. |
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| Ce mot n'exprime pas la peur face à quelque chose de l'ordre naturel. Il veut traduire cette attitude particulière qui envahit l'homme lorsqu'il découvre dans sa vie une présence qui le dépasse et qui l'invite à croire ou à progresser dans sa foi. En fait, il s'agit de la découverte d'une présence, d'un amour (Dieu lui-même), attirant, mais dont on perçoit qu'il ne peut être atteint qu'au prix d'une certaine déchirure pour s'ouvrir à plus que soi. |
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| Le désert est le lieu où l'homme est démuni de moyens et de l'aide des autres. Il désigne l'épreuve de vérité qui révèle ce qu'il est réellement face à ses désirs profonds : infidèle ou accordé à la présence de Dieu à sa vie. |
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| Ce mot désigne un être conçu à la fois comme Invisible et comme raison dernière de la vie de l'homme. Dans la Bible, cet être est dit irreprésentable car lui donner une forme serait, en quelque sorte, pouvoir en faire le tour, avoir barre sur lui. En même temps, il est dit présent à l'histoire des hommes et lui donnant son sens. C'est pourquoi, pour bien le connaître, il faut le découvrir à travers les événements vécus et pourquoi on n'a jamais fini d'apprendre à le connaître. Il est donc perçu à la fois comme le Tout différent de l'homme (ce qui le fait appeler " le Saint " = le séparé) et le Tout proche de l'homme (ce qui le fait appeler " emmanuel " = Dieu avec nous). Il s'est révélé concrètement dans l'histoire biblique et a pris visage d'homme en Jésus. Il est donc tout autre chose qu'une production de la raison comme les philosophes peuvent en faire de façon abstraite : l'Etre, l'Acte Premier, etc. C'est un être Vivant qui, en Jésus, se révèle Dieu à la façon dont il a été homme comme personne. Il s'est révélé, également, comme étant communion , Esprit, dans l'unité de la même Vie, la même Puissance (ou autorité), le même Amour, mais partagés, non retenus comme propriété privée . Etre créateur, passionné, appelant les hommes à devenir, eux aussi, communauté dans le partage de sa Vie, sa Puissance, son Amour. |
E
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| Avant tout, l'eau est symbole de vie et de bénédiction. A l'inverse, la sécheresse, symbole de mort ou de malheur. Image de la vie, l'eau se fait parfois tumultueuse et entraîne la mort. Mais c'est pour purifier du mal. Elle est souvent désignée par les termes de pluie, ondée, rosée. Sa signification est fréquemment liée à celle de l'Esprit, présence vivifiante de Dieu aux hommes, à l'histoire et à la création. Dite " eau vive ", elle symbolise la vie à jamais. |
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| La Bible, ayant de Dieu la notion d'une présence invisible à la vue de l'homme, utilise l'organe de l'oreille comme symbole de communication avec lui. Ecouter, entendre, c'est percevoir cette présence par la foi. Se fermer les oreilles ou être sourd, c'est ne pas accueillir la foi. Il y a un lien entre l'oreille et le coeur, celui-ci étant à la fois source et bénéficiaire de ce que fait l'oreille : si celle-ci ne s'ouvre pas, c'est souvent parce que le coeur ne veut pas ; et si elle s'ouvre, le coeur est élargi par la donnée de transcendance que l'oreille accueille. |
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| Par l'expression " selon les Ecritures ", le Nouveau Testament désigne un événement en référence à une histoire qui a un sens. Elle est une réalité où les hommes peuvent inscrire un projet. Dire d'un événement qu'il est " selon les Ecritures ", c'est dire qu'il est autre chose qu'une simple destinée et que, même par delà l'échec, il peut être occasion de salut pour l' homme. |
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| Vient d'un mot grec qui veut dire " assemblée » et pour traduire un mot hébreu ajoutant le sens de " répondant à une convocation de Dieu ". Ce qui constitue l'Eglise, c'est le fait que plusieurs personnes se rencontrent pour partager leur recherche de la Parole de Dieu vivante dans leur vie d'aujourd'hui en référence avec l'Ecriture, trace du passage de Jésus dans l'histoire et véhiculée dans la tradition de ses disciples. |
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| Dans la Bible, ce terme sert à désigner trois types de personnes : le peuple d'Israël, Jésus, les chrétiens. Il ne s'agit pas de " privilégiés " au sens de personnes arbitrairement choisies pour être aimées davantage que d'autres. Il s'agit plutôt de personnes qui ont découvert l'amour de Dieu pour elles et qui se sont mises à y répondre en assumant les exigences qui découlent de cette découverte. Tous ne deviennent pas " élus " durant leur vie sur terre ; mais tous sont objets de la bienveillance de Dieu. |
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| Désignant, à l'origine, les entrailles de la terre, ce terme exprime les forces de mort: Proclamer que Jésus est ressuscité, c'est croire que, par là, il se manifeste Dieu, et que sa puissance de Sauveur atteint même les hommes engloutis dans les forces du mal. Il y a un enfer, mais l'amour de Dieu en Jésus est plus fort que lui, il va au-delà. C'est ce que signifie l'expression " est descendu aux enfers ". Il y a enfer lorsque quelqu'un mène sa vie dans le monde sans Dieu, c'est-à-dire fermé aux autres. La présence de l'enfer est donc liée à un au-delà, mais dans l'histoire. Les appels de Jésus à son sujet invitent à combattre dès aujourd'hui pour sa suppression. |
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| Le sens de ce mot est voisin de celui de " vent ". Il désigne ce par quoi l'homme partage quelque chose avec Dieu. Il ne s'agit donc pas de l'intelligence, faculté naturelle de l'homme (voir le mot " coeur "), mais de l'homme lui-même en tant qu'il accueille le don de la foi offert par Dieu. Foi, grâce, vie surnaturelle, sont trois mots du vocabulaire de la théologie traditionnelle qu'exprime ce que la Bible traduit par le mot Esprit. |
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| Ce terme désigne un groupe particulier de personnes qui, face à l'ensemble sociopolitico-religieux de leur temps, n'y ont vu qu'un système sans issue possible. Leur contestation s'est faite radicale : ils se sont retirés au désert dans l'attente de la venue du Messie en pensant que seuls seraient sauvés ce petit reste de " pieux " qu'ils étaient. Ils menaient vie commune, travail et prière communautairement. Ils comprenaient de nombreux laïcs et quelques prêtres. Leur vie était austère. Jean-Baptiste les a côtoyés. Lui aussi est allé au désert et y a entraîné des foules. Cependant, ce n'était pas pour les retirer du monde, de façon sectaire, comme les Esséniens. C'était, au contraire, pour opérer une transformation en eux, une purification et, ensuite, retourner dans leur vie de tous les jours pour y opérer les transformations nécessaires. Leur monastère a été découvert, près de la Mer Morte, en 1947, en un site appelé Qumran. |
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| Ce mot vient du grec et veut dire " action de grâce ". Il ne s'agit pas d'un simple remerciement mais d'une louange, d'une reconnaissance qui fait retour à Dieu de ce qui est reconnu comme une grâce, un don, venant de Lui. Par ce terme le Nouveau Testament exprime la reconnaissance pour le don particulier de l'amour de Dieu offert dans le corps de Jésus ; reconnaissance célébrée par la communauté des siens en attendant sa manifestation totale à la fin des temps. |
F
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| Comme la bouche, la face désigne le dehors du coeur ; elle exprime l'extériorisation personnelle de l'être profond de quelqu'un. |
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| Symbole d'une réalité à la fois attirante et redoutable, propre à créer une atmosphère de béatitude ou d'épouvante, à purifier ou à détruire. Aussi la Bible l'a-t-elle utilisé pour symboliser la présence attirante et purifiante (voir le mot " crainte ") de Dieu aux hommes et à leur histoire. De tous les symboles utilisés pour parler de Dieu, c'est le plus employé. |
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| Cette expression signifie " humain ". Plus précisément, elle désigne une personne en tant qu'elle partage quelque chose de la fragilité de l'humanité. Depuis le deuxième siècle avant Jésus-Christ, paradoxalement, elle a été employée dans les apocalypses (comme le Livre de Daniel) pour désigner le Messie qui viendrait d'auprès de Dieu : donc à la fois humain et divin. Jésus l'a reprise à son compte, de préférence à Fils de Dieu. Il laisse les autres l'appeler Fils de Dieu mais lui-même se donne le nom de " Fils de l'homme ", expression qui le désigne comme l'Homme parfait qu'il est parce qu'en lui habite la présence même de Dieu. |
G
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| Etymologiquement, ce mot désigne ce qui est lourd. Aussi, être glorieux ou manifester sa gloire, c'est être quelqu'un qui "fait le poids " ou dont la personne " en impose ". La gloire de Dieu, dans l'Ancien Testament, c'est la " présence active " qu'il manifeste dans les événements où celle-ci est perçue. Jésus étant cette présence en plénitude, c'est en lui qu'éclate la gloire de Dieu. De même, reconnaître cette présence, c'est être sauvé et manifester tout à la fois cette gloire. |
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| La grâce, c'est la personne de Jésus lui -même, don de l'amour de Dieu offert gratuitement aux hommes. Il ne s'agit donc pas d'une réalité qui se compte ou qui se distribue comme des objets matériels. Aussi, parler par exemple de " grâces d'état " c'est évoquer l'union à Jésus dans tel événement, telle situation, ou telle responsabilité. |
H
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| Ce terme désigne les partisans de la famille d'Hérode. Au temps de la vie publique de Jésus, celle-ci ne règne plus qu'en Galilée et, encore, sans le titre de roi. En Judée, vu les troubles fréquents, Rome en était venu à établir un gouverneur romain. Il s'agit donc de personnes désignées non pas pour leur appartenance à un courant religieux comme c'était le cas pour les Sadducéens et les Pharisiens, mais uniquement politique : ce sont des collaborateurs des Romains. Ainsi, bien que différents des Sadducéens, ils s'en rapprochent politiquement parlant, et s'en font les complices contre Jésus. |
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| Pour la Bible, l'homme est un tout indissociable. On ne le considère pas comme composé d'une âme et d'un corps, mais comme un tout vivant. Aussi, utilise-t-elle les noms des diverses parties du corps pour exprimer les liens organiques qui existent toujours entre les diverses facultés de l'homme. Quand elle parle de l'une d'entre elles, c'est toujours pour désigner l'homme lui-même dans son intégralité, mais en mettant l'accent sur un aspect seulement de sa vie. Les principaux mots employés à cet effet sont : chair, âme, cœur, pour désigner l'homme au plan que nous pouvons appeler " naturel " ; esprit et corps, pour désigner l'homme au plan de ce que l'on peut appeler la vie de foi. D'autres éléments interviennent avec un sens moins global, comme : bouche, bras, oreille (et entendre, écouter), face, narines, œil (et voir), pieds, reins, sang. |
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| Plus que l'indignité, l'humiliation ou le déshonneur, ce mot exprime le néant de la réalité dévoilée. Défaite, stérilité, nudité, sont souvent synonymes de honte entendue en ce sens-I à. |
J
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| Les rapports entre Dieu et les hommes sont dominés, dans l'Ancien Testament, par une atmosphère " d'alliance ", c'est-à-dire par la perspective de faire de l'autre un partenaire, à la fois donneur et receveur. Etre juste, c'est satisfaire à cet esprit de l'alliance ; injuste, c'est y manquer. Il s'agit donc de quelque chose d'un tout autre plan que la simple justice sociale. Mais satisfaire à resprit de l'Alliance entraîne comme exigence et comme signe de se traduire dans une justice humaine : individuelle, sociale, internationale, écologique ou autres... |
L
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| La notion de liberté dans la Bible est proprement théologale. Elle est donc d'un tout autre ordre que la liberté psychologique ou de choix à laquelle nous nous référons dans le langage courant. En ce qui concerne le choix des moyens de mener sa vie, l'homme est totalement libre, ou peut prétendre être tel. En revanche, dans le domaine de l'orientation finale (ou sens ultime) de sa vie, une seule liberté s'offre à lui : répondre aux exigences d'amour pour lesquelles Dieu a fait son être. La liberté est une conquête et un processus : c'est d'aimer en allant jusqu'au bout des exigences de l'amour qui rend libre. |
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| Ce terme provient d'un mot hébreu (Torah) qui signifie " enseignement " ou " instruction ". Dans la Bible, il n'a donc pas d'abord un sens juridique mais celui de révélation de Dieu et de sa volonté concernant la conduite de l'homme pour réussir sa vie. Jésus est venu abolir le sens de " code pratique " pris par ce terme et lui donner sa signification plénière de liberté en répondant aux exigences de l'amour. |
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| La signification de la lumière est très voisine de celle de l'eau. Toutes deux sont des dons de Dieu qui veulent exprimer la vie : c'est de l'eau, et par la lumière, que celle-ci naît et se développe. Toute la vie et l'histoire des hommes se déroulent donc sous le signe de l'accueil ou du refus de la lumière. Dans ce dernier cas, ils sont "à l'ombre de la mort ", " dans les ténèbres " ou " dans la nuit ", situation où, sans être vu, Dieu est présent en attente d'être reconnu. Au contraire de la nuit, accueillir la lumière, c'est s'ouvrir au salut. Aussi, les degrés de manifestation de la lumière traduisent les différentes étapes de ce salut : l'aube, qui en est l'amorce et le jour qui en est la plénitude. |
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| Désigne l'objet qui permet le rassemblement chaleureux et bienfaisant d'une famille, qui permet l'accueil, également bienfaisant, d'amis ou d'hôtes de passage. La maison de Dieu parmi les hommes, sa vie familiale partagée, c'est lui-même en la personne de Jésus. |
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| Puissance indomptable et dévastatrice lorsqu'elle se déchaîne, la mer symbolise les forces du mal dont seul Dieu peut être le maître. |
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| Ce mot traduit un terme hébreu qui signifie " oint ". Il s'appliquait à la personne du roi oint (c'est-à-dire " imprégné ") d'huile lors de son sacre au service de son peuple. Après le retour de l'Exil, en l'absence de royauté, il a été maintenu appliqué à l'Envoyé de Dieu attendu pour la fin des temps et imbibé, non pas d'huile, mais de rEsprit de Dieu. Jésus s'est présenté comme tel, Messie, parce que rempli de l'Esprit Saint. Après la Résurrection et reconnaissant sous l'action de l'Esprit la présence de la plénitude divine en Jésus, les chrétiens l'ont appelé Christ, terme grec qui traduit le mot hébreu de Messie. |
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| Aimer ce qui est aimable va relativement de soi. Mais être ému au point d'aimer ce qui est misérable, voilà qui est amour au plus haut point. C'est ce que signifie la miséricorde. Le terme provient d'un mot hébreu qui veut dire " entrailles ". Il est utilisé pour traduire l'émotion ressentie face à la misère et se traduisant en amour capable d'aimer par-delà cette misère. La marque particulière de la miséricorde, c'est le pardon. |
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| Fruit du travail, la moisson opère comme un jugement : une heure de vérité pour l'attente de l'homme. Avec elle, il sait à quoi s'en tenir. Aussi, ce terme sert-il à évoquer l'heure finale de la mission des hommes dans le monde : l'heure du jugement, douloureux par son côté purificateur comme le sont la coupe et le battage, heureux par ses conséquences comme l'est la libération des grains. |
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| Désigne plusieurs réalités à partir de l'univers matériel où se situe la terre, lieu de l'histoire des hommes. Dans la Bible, il est don de Dieu et, par conséquent, signe de sa bonté. Parfois aussi, il est considéré comme révélateur de la malice de l'homme. Le mot est employé également dans un sens religieux pour désigner la création quand elle est idolâtrée. En ce sens, en effet, elle devient, pour l'homme, un obstacle à remonter à travers elle jusqu'à Dieu. Par extension, il exprime aussi les hommes en tant qu'ils mènent leur vie sans Dieu, c'est-à-dire sans foi. |
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| Point qui s'élève le plus haut sur la terre, la montagne est considérée comme le lieu qui exprime la plus grande proximité possible de Dieu. Pour les premiers hommes de la Bible, elle est apparue comme le symbole d'éternité, par sa stabilité, et de révélation, ou dialogue avec Dieu, par sa proximité avec celui-ci. Au temps de Jésus, elle en était venue à évoquer le lieu de la révélation définitive de Dieu aux hommes. Monter à Jérusalem ou s'élever comme à l'Ascension, c'est signifier que l'on fait entrer sa personne dans le monde divin. |
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| La mort est le sort inéluctable le plus commun aux hommes, mettant fin à leur existence physique, psychologique et sociale. Se présentant comme une ennemie, elle est symbole de *péché. Mais l'homme en devient vainqueur lorsqu'il découvre qu'elle peut avoir un sens : lui fournir l'occasion de donner sa vie. C'est ce que Jésus est venu signifier par la manière dont il a mené toute sa vie, invitant à *croire que si on le suit ainsi, par-delà la mort, on débouche sur la vie éternelle. |
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| Long, le nez sert à traduire la colère ; court, la patience. Fumant ou dilaté par le *parfum (voir ce mot), il désigne le mécontentement ou la satisfaction. |
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| Le nom exprime l'être profond ou la personne. Donner un nom à quelqu'un, c'est exprimer son être et sa mission. Connaître le nom de quelqu'un, c'est pénétrer dans l'intimité de sa personne. En ce qui concerne Dieu, si on a à le connaître en ce sens, on ne pourra cependant jamais connaître parfaitement son Nom. Les Juifs s'interdisent totalement de le prononcer. |
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| Habituellement, *signe de la présence d'un autre phénomène (pluie, orage...), le nuage ou nuée voile le soleil ou sa "lumière. Aussi le mot sert-il à traduire symboliquement la présence réelle, mais cachée, de Dieu. Vivre dans la nuée ou entrer dedans, c'est vivre avec Dieu ou aller au-devant de sa *venue. |
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| Inverse de la *lumière, la nuit traduit l'absence de *salut. Etre dans la nuit, c'est traverser une épreuve dans la *foi : se mettre loin de *Dieu ou se sentir loin de lui. |
O
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| Comme la bouche, les lèvres, la face, l'oeil est le témoin révélant, à l'extérieur, le fond d'une personne. |
P
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| Au commencement de son histoire, Israël a fait d'abord l'expérience d'un Dieu-avec, Dieu présent aux événements pour le libérer. C'est dans le cadre de cette expérience première qu'il fait la découverte de son ingratitude à l'égard de ce Dieu. Bref, avoir conscience du péché présuppose d'avoir conscience d'être aimé. De Moise à Jérémie, la notion de péché a été surtout exprimée comme manque extérieur de la Loi selon laquelle on est en alliance avec Dieu. Jérémie fait progresser cette notion en disant qu'elle est avant tout une question de « coeur », c'est-à-dire de conscience. Reprenant cette notion, Jésus se trouve d'abord en conflit avec ceux de son temps qui avaient établi toutes sortes de catégories de pécheurs pour cause de non conformité extérieure à la Loi : percepteurs de taxes, adultères publics, bergers, et malades de toutes sortes considérés comme *impurs. Ensuite, pour bien montrer que péché et conformité à la Loi, péché et morale, péché et rites, ne se recouvrent pas exactement, il exprime des paroles choc : « Les spéculateurs et les prostituées vous précèderont dans le Royaume » alors qu'au contraire, les « justes » qui n'ont ni tué, ni volé et qui ont fait leurs prières, etc. n'y entreront pas ! Car, tout vertueux qu'ils se croient, ils n'ont pas un coeur de pauvre capable de risquer quelque chose pour les autres comme en sont capables certains « pécheurs ». Bref, plus que l'acte, c'est le coeur qui fait le péché et le pécheur. |
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| Occasion de partage et d'amitié, le pain (comme la *nourriture et le *repas) sert de symbole pour traduire cette autre réalité occasion d'un partage et d'une amitié d'une nature supérieure • la volonté ou *Parole de Dieu, volonté qui est le *Salut des hommes, leur rassemblement en une fraternité pour sa gloire. |
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| Le terme hébreu (shalom) d'où vient ce mot signifie « être complet » ou « achevé ». Parler de paix, c'est donc exprimer les bienfaits qui peuvent combler l'homme. Bienfaits matériels : santé, nourriture, etc. Bienfaits sprirituels également, c'est-à-dire la vie nouvelle apportée par le *Messie. Le chrétien sait que le *Messie est le don de la vie de Dieu lui-même offert en la personne de Jésus. C'est lui la Paix pour l'homme, non pas en faisant de celui-ci un être comblé une fois pour toutes, mais un être capable de vivre du bonheur de voir que ses aspirations sans cesse renouvelées sont toujours comblées. |
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| Ce mot signifie « passage ». Primitivement, il désigne non pas la traversée de la Mer Rouge par les Hébreux mais ce que ceux-ci ont interprété comme « le passage de Dieu » dans un événement particulier : le fait que des enfants égyptiens sont morts alors que les petits hébreux, eux, ont résisté au fléau qui s'est abattu une certaine nuit. Or, les Hébreux avaient, ce soir-là, offert un *agneau à *Dieu et marqué leur maison du *sang de la bête. Avec leur "foi, ils voyaient dans ce fait Dieu accueillant leur sacrifice. Depuis, jusqu'au temps de Jésus, cet événement a été fêté tous les ans, à la lune du printemps en célébrant joyeusement et collectivement la- "libération que Dieu opère par son passage dans l'histoire de ceux qui s'ouvrent à Lui. Jésus a institué le *repas de son *Eucharistie dans le cadre de la fête de Pâque, lui donnant ainsi le sens d'une fête joyeuse de libération mais comme il s'agit de donner naissance à un peuple nouveau, il transforme le rituel du repas en insistant sur le "pain et le *vin et en supprimant l'agneau. L'importance de celui-ci était telle que, pour un Juif, « manger la Pâque » c'était « manger l'agneau ». Hé bien, désormais dit St-Paul, « notre Pâque c'est Lui ». C'en est fini des sacrifices sanglants. Ce sont leurs personnes que les chrétiens ont à offrir, opérant ainsi, eux aussi, des « passages » à travers lesquels celui de Jésus peut les rejoindre. Pour eux, c'est l'Eucharistie qui célèbre au mieux cette transformation. Normalement, célébrer cette Pâque nouvelle, c'est annoncer dans une fête joyeuse et collective le grand rassemblement de la fin des temps. |
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| Pour comprendre le sens de ce mot, il est possible de jouer sur son étymologie : par-donner c'est donner-par delà. Donc, pardonner n'est pas dire d'un grand mal « ce n'est rien, ou oublie ». Bien au contraire, c'est reconnaître ce grand mal et dire « mais je continue à aimer quand même ». Pardonner, c'est donc miser sur le salut possible de celui qui fait le mal. Dans la Bible, Dieu est présenté comme celui qui, véritablement, « a le pouvoir de pardonner », c'est-à-dire d'être amour véritablement toujours offert. Et c'est Jésus qui est ce don de l'amour toujours offert par-delà ce que le mal lui a fait subir, à savoir la mort. A la suite, être chrétien, c'est se savoir aimé de la sorte et, à son tour, n'être que pardon pour les autres. C'est même dans le mouvement où l'on pardonne aux autres que l'on se trouve traversé par le pardon de Dieu ainsi à la fois transmis et reçu pour soi. Tel est le sens du « pardonne-nous comme nous pardonnons ». Ce trait est la marque spécifique de la présence de l'Esprit de Jésus à la vie de quelqu'un. |
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| Dans l'Ancien Testament, le parfum est un produit aussi nécessaire à la vie que le boire et le manger. Dans la vie sociale, il exprime la joie de l'amitié. De manière plus profonde, il sert à traduire comment est perçue extérieurement une personne, son être profond intime. Dire que l'on est d'un parfum agréable, ou que Dieu aime le sentir, c'est traduire la communion intime qu'il trouve dans l'échange avec quelqu'un. Le chrétien est invité à être « la bonne odeur du Christ », autrement dit son ami par l'offrande de sa vie. |
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| Quand les hommes de la Bible ont découvert par la *foi la présence de Dieu à leur vie, ils ont traduit cette communication, perçue comme une relation de partenaires, par l'expression « *Parole de Dieu ». Aussi peut-on dire que la Parole de Dieu, c'est « Dieu en tant que communiqué ». |
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| Au temps de Moïse (Xlllème siècle avant Jésus-Christ), ce terme désigne les pauvres matériellement et socialement parlant. Par la suite, il s'est enrichi d'un autre sens en rapport avec la foi. C'est Jérémie (au V lème siècle avant Jésus-Christ) qui a exprimé cette nuance. Vivant à l'époque de la chute de Jérusalem, il a fait l'expérience de la pauvreté au sens d'épreuves subies pour avoir pris le parti d'être un ami de *Dieu et de sa *Parole.Aussi, quand Jésus dit « Heureux les pauvres », ce mot a les deux sens : heureux les pauvres de coeur, c'est-à-dire capables d'accueillir la foi et, en même temps, heureux ceux qui parce qu'ils ont un coeur de pauvre, se font pauvres matériellement en partageant leur avoir avec ceux qui n'ont pas. |
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| Les pieds expriment le zèle, en particulier celui des *témoins de *Dieu. |
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| *Signe de force et de matériau sur lequel on peut trébucher, le terme sert à désigner la solidité du plan de "Dieu manifesté en Jésus. Mais aussi la nécessité de "croire en lui sous peine de buter sur lui comme un obstacle |
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| Les fonctions exercées dans le *Temple de Jérusalem étaient réservées aux Prêtres. Ceux-ci se recrutaient héréditairement par l'appartenance à des familles sacerdotales. Leurs chefs s'appelaient les Grands Prêtres. Ce sont eux qui dominaient dans la Haute Cour du *Sanhédrin, à côté des *Anciens et des Scribes. Leur rôle premier était d'être au service du culte et de veiller à l'observance de la *Loi. Mais, comme à cette époque, Israël était occupé par les Romains et n'avait pas de gouvernement, ce sont les Grands Prêtres qui, effectivement, détenaient les pouvoirs politique et juridique sur les Juifs. Les Romains, eux, s'étaient gardé le droit de contrôle pour la nomination des Grands Prêtres et pour l'exécution des condamnations à mort qu'ils prononçaient. Ces Grands Prêtres appartenaient à la secte religieuse des *Sadducéens et étaient de gros propriétaires fonciers. Tout les portait à être du côté des Romains pour sauvegarder leur situation et, donc, à être mal vus du peuple. Leur crainte étaient que Jésus entraîne des troubles dans la rue qui provoquent l'occupant à leur retirer tout pouvoir pour exercer celui-ci directement. Ils vivaient de leur patrimoine et de ce qui était prélevé chez les fidèles : bétail provenant des sacrifices, dîme, prémices... A côté des Grands Prêtres, il y avait un bas clergé : les simples Prêtres, peut-être 50 000 au temps de Jésus (soit 1/10ème de la population) en comptant leurs familles et celles des Lévites, leurs associés. Ces Prêtres n'étaient vraiment indispensables qu'aux grandes fêtes. Le reste du temps, ils étaient souvent contraints d'exercer eu,-mêmes un métier pour vivre. Voulant instaurer un sacerdoce d'un nouveau genre, Jésus n'a pas été Prêtre selon l'*Ancien Testament ni n'a choisi de compagnon dans cette catégorie socio-religieuse. Chez les Juifs, l'instauration des Prêtres a pris fin avec la destruction du Temple par les Romains en 70. |
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| A l'origine, ce mot désigne un « voyant » ; puis : celui qui, par l'action de rEsprit, dit la *Parole de Dieu qu'il voit dans les événements. Le prophète est donc un porte-parole de Dieu. Quand il s'exprime, il vise toujours ses contemporains dans les événements actuels qu'ils vivent. S'il sait "« voir » ceux-ci en profondeur et y lire quelque chose c'est toujours parce qu'il porte en lui l'esprit de l'*Alliance. C'est l'écart entre les faits et cet esprit qui le pousse à parler. |
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| Désigne ce qui fait obstacle à ce qu'un objet ou une personne soit « saint », c'est-à-dire puisse participer à la sainteté de *Dieu, servir à manifester sa présence dans le monde. Au départ, dans l'Ancien Testament, on pensait que cette impureté était enlevée par l'accomplissement d'une prescription rituelle. Jésus a spiritualisé cette notion en disant que l'impureté tenait au coeur et la pureté à un changement de celui-ci. Par impureté et pureté, il s'agit donc, d'abord et avant tout (voir *« Coeur »), de la pensée et de la volonté de l'homme, ce qui est tout autre chose que le simple désir d'ordre sexuel. |
R
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| Ces organes servent à désigner, symboliquement, tout ce qui, dans l'homme, relève de l'inconscient ou de l'instinct. Plus précisément ils expriment souvent le rêve ou encore le désir sexuel. |
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| Exprime, dans son sens figuré courant, non pas le chemin matériel, mais la conduite suivie par un homme dans le tracé de sa vie, le sens qu'il lui donne par ses divers comportements. Pour le chrétien, ce sens, cette « voie », c'est Jésus et si celle-ci est unique, elle comporte cependant autant de « bandes » que de chrétiens. |
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| Ce terme vient de la réalité née au moment où Israël s'est donné une institution lui permettant d'exister avec une frontière, un état, une administration... tout ce qu'il faut pour être un peuple dans le monde. Le Royaume exprime donc la réalité d'Israël. Cette institution ayant disparu avec l'Exil, un contenu nouveau est donné au mot : celui d'une réalité à venir, celui d'un peuple auquel toutes les autres nations se joindront dans une reconnaissance commune du même *Dieu pour une durée sans fin et le bonheur de tous. Quand Jésus vient, il proclame que cette espérance commence à se réaliser dans sa personne : le Royaume, c'est lui. Et on y accède par l'accueil de la *foi. Depuis son passage sur terre, c'est donc une réalité déjà venue et encore à venir, car il n'est pas encore accueilli par tous. C'est par lui que l'humanité peut se préparer à réussir ses aspirations à une fraternité universelle, comblant ses désirs sans cesse renouvelés d'être heureux. |
S
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| Ce nom provient de celui de Sadoq, premier Grand *Prêtre choisi par Salomon après la construction du Temple. Depuis ce temps, de père en fils, on tenait à cette haute dignité comme un patrimoine jalousement maintenu. Mais, au Ilème siècle avant Jésus-Christ, un soulèvement populaire s'est dressé contre l'occupation syrienne qui a fait des martyrs restés célèbres sous le nom de Maccabées. Parmi ces résistants, un des chefs s'est nommé Grand Prêtre. Du coup, toute la famille descendant de Sadoq s'est mise sur la touche considérant comme hérétique toute nouveauté apparue sans leur autorité; comme, par exemple, la foi en la résurrection des *morts. Ceci explique les caractéristiques des Sadducéens : secte formée par les Grands Prêtres et les laïcs de leurs familles, aristocrates, gros propriétaires, collaborateurs au plan politique et conservateurs au plan religieux, méprisants à l'égard du *peuple. Bref, défenseurs de l'ordre établi, qui leur était favorable, et mal vus des pauvres. |
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| La sainteté ce n'est pas d'abord mener une vie sans imperfection. Mais, plutôt, mener une vie dans la *fidélité aux exigences du "coeur, c'est-à-dire aux appels à aimer les autres. Car, de telles exigences sont proprement la marque de la présence du Saint (Dieu lui-même) chez quelqu'un. La sainteté devrait être la marque des baptisés, cherchant à vivre unis au Christ et fidèles à sa Parole. C'est pourquoi, ils sont souvent appelés ainsi dans les épîtres du Nouveau Testament. Mais des hommes fidèles à l'Esprit du Christ sans le connaître lui-même, il peut y en avoir aussi en dehors des Eglises. La sainteté n'est la propriété d'aucune Eglise. |
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| Dans le langage courant, être sauvé, c'est être protégé ou délivré d'un danger matériel, physique, moral. |
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| Comme leur nom l'indique, ces hommes étaient des spécialistes de ce qui est « écrit », c'est-à-dire des "Ecritures de l'Ancien Testament. pourquoi ils s'entendent avec les Grands Prêtres, eux aussi adversaires encore plus décidés contre Jésus pour d'autres motifs. |
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| L'Ancien Testament donne à Dieu un nom propre : Yahvé, « Celui qui est avec » ou « qui fait être ». Il lui donne encore d'autres titres, en particulier Seigneur et Sauveur. Lorsque les livres écrits en hébreu ont été traduits en grec aux III-IIème siècles avant Jésus-Christ, le nom de Yahvé a été rendu par le terme grec « kyrios », « Seigneur ». |
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| On pourrait dire que servir, c'est « étre attaché à ». Aussi, le mot revêt-il deux sens : celui d'esclave, asservi comme un objet à son maître ; et celui d'adorateur attaché à son *Dieu par des liens intimes dans la foi. |
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| Le pouvoir d'accomplir des actes qui sortent de l'ordinaire a toujours existé et pas seulement dans l'histoire biblique. C'est le propre de l'homme d'être doué de certaines « puissances » particulièrement développées chez certains et dont il ne sait pas rendre compte de façon rationnelle. Dans l'Ancien Testament, c'est surtout au temps de Moïse qu'ont eu lieu de tels « prodiges ». Même s'ils avaient des causes naturelles évidentes, ils ont été retenus comme des signes de Dieu vu le contexte et l'à-propos avec lequel ils ont eu lieu. Au retour de l'Exil, quand les Juifs en sont venus à attendre la venue du *Messie, ils l'ont annoncée accompagnée de signes indiquant qu'il est le nouveau Moïse venu former un nouveau Peuple : faire marcher des boiteux, entendre des sourds, voir des aveugles, ramener des *morts à la vie... Quand Jésus est venu, pour signifier qu'il était ce Messie attendu, il a accompli des actes révélant la puissance cachée dans son humanité. Mais, toujours, il les a choisis dans la ligne de ce que l'histoire biblique annonçait. Il a donc refusé de faire des « prodiges » comme certains l'y provoquaient. Au contraire, ses actes sont des signes confirmant sa *Parole. Il ne s'agissait donc pas de « preuves » convaincantes, mais de gestes réclamant la *foi pour être compris. Fidèles à ces caractéristiques, les évangélistes ont refusé d'utiliser le mot « miracle » pour rendre compte de tels actes. Car, de leur temps comme aujourd'hui, dans l'opinion populaire, ce mot évoquait l'action d'éclat, le prodige. Ils ont préféré les termes de « actes de puissance » ou de « Signes ». |
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| Etymologiquement, ce mot vient du grec et signifie « lieu de rassemblement ». Il désigne une salle de réunion pour la prière, la célébration du Sabbat, la lecture de l'*Ecriture et les commentaires qui l'accompagnent. Son origine lointaine remonte au temps de l'Exil où les Juifs éloignés du *Temple de Jérusalem, étaient réduits à célébrer ainsi leur culte. Mais c'est surtout au ler siècle que les Synagogues ont commencé à devenir une institution répandue dans les villes et villages. Elles étaient tenues par des laïcs et les "Scribes y exerçaient tout leur savoir. Face au Temple, elles constituaient comme une ligne de pouvoir, avec lequel ce n'était pas toujours l'harmonie mais qui s'entendaient cependant face à un danger comme l'a été Jésus. Quand il enseignait dans une Synagogue, il y prenait en quelque sorte le pouvoir et avec plus d'*autorité que les professionnels de la Bible. Lorsque le Temple sera détruit par les Romains, en 70, la Synagogue restera la seule institution juive en place. Quand les Evangiles sont rédigés, des conflits existent entre les chrétiens et elle. Cela transparaît à la sévérité des textes à son égard alors que c'est surtout le Temple auquel Jésus s'est opposé. St-Paul, dans ses missions, passait toujours dans les Synagogues qui ont donc servi de point de départ à l'annonce de l'Evangile. |
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| En langage courant, le témoin est celui qui, dans un procès, atteste la vérité de ce qu'il a vu ou entendu. Ce sens n'est pas absent de la Bible. Mais , pour elle, le mot a une signification plus profonde. Dieu est témoin au sens où il rend compte de son existence par sa présence que les hommes perçoivent à travers l'accueil de sa Parole. A leur tour, ceux-ci peuvent être dits témoins lorsqu'ils proclament cette Parole perçue. Au terme, c'est Jésus qui est le témoin par excellence. A sa suite, les chrétiens le sont dans la mesure où, face à l'incrédulité et à la contestation du monde, ils manifestent vivante en eux la présence de la Parole-Jésus . |
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| A l'origine, dans le milieu biblique, le Temple n'est pas d'abord un édifice mais un lieu reconnu comme saint parce que là quelqu'un y a découvert la présence de l'Invisible à sa vie. Ce lieu est délimité par des pierres et on y vient célébrer la présence de Dieu. En Israel, c'est au Xème siècle avant Jésus-Christ que Salomon construit un Temple, vaste espace délimité par des murs et des parvis (ou préaux). Il contenait, en sa partie centrale, un petit édifice pour abriter l'Arche d'Alliance venant de Moïse et symbole de la présence de Dieu. Par extension, c'est l'ensemble de l'esplanade à ciel ouvert et avec ses divers parvis qui est appelé Temple, lieu privilégié de communication avec Dieu. On y vient prier, offrir des sacrifices, se rassembler en pèlerinage, avec des instruments de musique... Au temps de Jésus, le Temple est devenu le lieu d'exercice du pouvoir juridique par les Prêtres, en dépendance des Romains ; lieu, également, d'une intense activité commerciale par les achats et les ventes de bétail... ainsi que les changes de monnaies. Bref, c'est devenu le symbole d'un système religieux à composantes politique et économique. Pour avoir fait dévier la révélation de l'Ancien Testament en simple religion, les Grands "Prêtres, Chefs du Temple, ont éliminé Jésus, le livrant au pouvoir romain. Jésus avait pris les devants pour signifier la disparition de ce Temple et son remplacement par un autre, non fait par l'homme : celui de son Corps ressuscité mis à la disposition de quiconque, en tout lieu, et jusqu'à la fin des temps |
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| La Bible distingue essentiellement deux espèces de temps : le temps chronologique et le temps théologique. Le premier recouvre les différentes notions de temps auxquelles se réfère le langage courant : cosmique, historique... Il s'agit d'une réalité créée qui peut se mesurer, se repérer, etc. Le second est d'un autre ordre : celui de la finalité des choses et des événements. Lorsque quelqu'un accueille la présence de Dieu en lui, il entre dans ce temps de la Fin, c'est-à-dire que la foi inaugure pour lui une ère nouvelle et décisive dans sa manière de vivre. |
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| Elément avec lequel L'homme fait corps par nature, la terre lui apparaît comme le domaine où il fait bon chercher à vivre. En fait, elle a du mal à remplir ce rôle sans être occasion d'épreuves. Aussi, elle en est venue à symboliser ce domaine porteur de bienfaits sûrs, qu'est la personne même de Jésus. C'est par lui que les hommes ont accès à ces biens que procure le partage de la vie divine. |
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| Au sens propre, veiller c'est ne pas dormir. Dans la Bible, plus particulièrement dans les *Evangiles, le mot est employé de façon symbolique : veiller, c'est être attentif à travers toutes les activités et les événements de la vie à accueillir la *foi ou le *salut, c'est-à-dire la personne même de Jésus. |
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| Par le fait de son immatérialité et de sa *loi, non rationnelle (soudaineté, douceur, impétuosité...), le vent symbolise l'action de l'*Esprit dans le monde et les hommes. Il est la vie qui anime, respiration, et l'effet de son action est de révéler ce qui tient bon. Difficilement cernable, il est ce qui entraîne l'homme plus loin que lui-même, dynamisme qui l'invite à s'ouvrir à l'*amour des autres et à la communion avec eux, entre autres, par le souffle de la *Parole. |
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| Au terme de la réflexion sur la Parole de Dieu dont la présence est perçue dans le monde et l'histoire des hommes, St-Jean l'identifie avec la personne même de Jésus ; pour cela, il prend un terme grec contenant l'idée de « vision du monde », ou encore « ce qui est la raison de son ordre et de son harmonie ». Parmi les expressions d'aujourd'hui qui s'en rapprochent, on pourrait évoquer : « philosophie du monde », « ce qui lui donne un sens »... Accueillir Jésus c'est, en accueillant la Parole de Dieu (voir ce mot), devenir et mettre une note harmonieuse dans le monde |
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| Elément tellement indispensable à l'homme, lui doublant en quelque sorte la peau, il sert également à manifester la position sociale d'une personne. Dans la Bible, le mot en est venu à exprimer la personne même, telle qu'elle s'extériorise au point qu'en certains cas, changer de vêtement c'est non seulement changer de rôle, mais de mission. Aussi le chrétien peut-il dire qu'au baptême, il a " revêtu " Jésus : il est devenu « créature nouvelle », un homme sans cesse neuf. |
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| La ville est une réalité au contenu ambigu, elle représente un lieu de socialisation, de développement intellectuel, de richesses, d'échanges et tout à la fois un lieu d'anonymat, de désagrégation de la personne, de délinquance, voire de perversion. Tout y est plus fort. Dans l'"Ancien Testament, elle est apparue comme une réalité aussi importante que la *terre. L'une et l'autre constituent pour l'homme une chance et un danger. Le bien pour lui consiste en un équilibrage entre l'une et l'autre. C'est ainsi qu'elles deviennent véritablement *signes du *Royaume. Pour exprimer leur attente de l'humanité définitive réunie en *Dieu, les chrétiens disent équivalemment, ou qu'ils attendent une terre nouvelle ou qu'ils aspirent à la ville éternelle. |
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| Boisson qui accompagne la nourriture, le vin participe aux sens symboliques de celle-ci. Mais il ajoute, en propre, la nuance de fête. Le vin, c'est ce qui réjouit, jusqu'à mettre en quelque sorte dans un état second, comme ramour, comme l'"Esprit. Cependant, pour être produit, il nécessite la vendange, moment où il est coupé, écrasé, et où il gicle comme le *sang dans une vie offerte. Enfin, il provient de la vigne, terme qui désigne le peuple de Dieu comme collectif. Finalement, il est lié à l'idée de *Royaume par l'offrande de chacun pour devenir peuple nouveau en Jésus, la vraie Vigne. |
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| Par ce mot, on entend, dans le langage courant, la visite agréable de quelqu'un ou faite à quelqu'un. Mais il arrive des visites imprévues plus ou moins heureuses. L'Ancien Testament utilise le mot pour désigner la découverte des présences de Dieu à l'histoire comme autant de « visites » rendues aux hommes. Aussi, étant donné qu'il est le Saint (voir ce mot), que l'homme ne peut approcher autrement qu'en éprouvant une certaine *crainte (voir ce mot), ces visites sont en même temps des jugements. Il ne s'agit pas de condamnation (voir le mot "« colère ») mais d'opération « vérité » : c'est la conduite même de l'homme mise à nu par la présence de Dieu qui le juge. Le Nouveau Testament présente Jésus comme le juge qui vient (voir le mot « avènement »). Il l'est non pour comptabiliser des fautes, ni en dominateur, mais en *serviteur (voir ce mot), *Amour en personne qui purifie et *sauve. |
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| Dire que *Dieu n'est pas visible et, par conséquent, qu'on ne peut que l'écouter comme de loin exprime seulement sa transcendance et risque de le reléguer dans un univers inatteignable. Aussi, la Bible corrige-t-elle ce point en utilisant les termes « voir » ainsi que « vision ». Ils sont à comprendre toujours en liaison avec un *« écouter », c'est-à-dire comme un voir ou une vision dans la *foi. Ce qu'ils ajoutent à « écouter », c'est le sens de proximité du *Dieu atteint. L'écouter, c'est reconnaître qu'il dépasse. Le « voir », c'est dire que, cependant, il est proche. On dirait, aujourd'hui, c'est en faire l'expérience intime. A l'inverse, être aveugle, c'est refuser de constater la manifestation de cette expérience chez quelqu'un. |
S'afficher , c'est aussi faire preuve de Foi