Nom d’utilisateur:    Mot de passe:    Retenir l’identification     
Toutes les news

news.pngVous pouvez consulter toutes les News en cliquant ICI
Les pouvoirs

"Lequel des deux voulez-vous que je relâche ?"
Cette rubrique vous propose des textes tirés de différentes lectures ou relectures de l'Evangile, et qui commentent une rencontre...
La samaritaine Nicodème L'AveugleLes Pharisiens et les Scribes Les "Païens"Les pouvoirs "religieux" et "politique" Les Femmes

La vie de jésus et la naissance du nouveau testament s'inscrivent dans l'histoire de l'empire romain . Les romains s'étaient imposés progressivement à l'ensemble du bassin méditerranéen. le domaine où s'exerce leur pouvoir est très étendu.

En 63 avant jésus christ, ils atteignent Jérusalem avec Pompée et s'apprêtent, avec César,à vaincre la résistance des Gaulois. les grandes conquêtes terminées, Rome peut faire régner sur le monde connu d'alors ce que l'on a appelé la " paix romaine ". la stabilité politique crée des conditions favorables au développement de l'économie et de la culture.

Le maintien de l'unité exige de solides structures. des voies de communications bien aménagées relient les différentes parties de l'empire. L'ordre romain est assuré par une armée efficace et renommée .

Il fallait surveiller plus étroitement les territoires situés aux frontières de l'empire, comme la Palestine.

La garnison est à Césarée, auprès du préfet; les actes des apôtres mettront en relief la conversion d'un centurion de la cohorte appelée « l'italique », corneille (actes 10 et i1).

Les romains disposaient d'une administration diversifiée, bien adaptée aux situations locales. on peut schématiser ainsi le statut politique des différents territoires.

La vie religieuse intense s'orientait dans plusieurs directions. Les cultes orientaux étaient alors en vogue : on accueillait avec leurs mythes et leurs légendes , des divinités de Syrie, d'Egypte, d'Asie Mineure . La puissance impériale tend à prendre de plus en plus un caractère religieux .

Et les chrétiens seront vite affrontés au culte de l'empereur. Il était dangereux d'adorer un Dieu qui pouvait faire concurrence à César…

A l'intèrieur de la communauté Juive , l'autorité reste entre les mains du grand prêtre. Il préside le Sanhédrin , le conseil suprême composé de chefs de prêtres, d'anciens et de scribes. Là sont réglées les affaires internes qui ne concernent pas le droit Romain.

C'est dans ce contexte que Jésus va évoluer, le grand prêtre et son entourage ne lui pardonneront pas ses prétentions jugées exhorbitantes vis à vis du temple.C'est l'édifice politico-religieux qui est menacé.


" Le procés religieux"



Sanhedrin.jpg


A huis-clos...
Pilate ,est décrit comme un homme vaniteux, cruel, injuste, autoritaire et rapace. Dès son avènement à Césarée, il décide de faire son entrée à Jérusalem à la tête de ses troupes, toutes enseignes déployées à l'effigie de l'empereur. Devant la foule juive résolue qui lui demande de respecter le commandement de n'introduire aucune image humaine dans la ville sainte, Pilate capitule. Il puise ensuite dans le trésor du Temple pour financer la construction de l'aqueduc amenant l'eau à Jérusalem.

Ce n'est plus une provocation, c'est un sacrilège, qu'il aggrave encore en employant cet argent à la fabrication de boucliers portant l'image de l'empereur. Après son ignoble intervention dans le procès du Seigneur, il mit le comble à sa détestable réputation en massacrant, sans raison, une foule de samaritains.

Durant son exercice, en 30 après J.C., Jésus-Christ qui se déclarait « fils de Dieu », est arrêté par les Grands Prêtres et condamné à mort. Or seul le représentant romain à le droit de vie ou de mort, Jésus-Christ est alors mené devant Ponce Pilate qui, ne croyant pas à sa culpabilité, condamne un autre homme à sa place. Cet homme se nomme Barabbas et est un voleur et un assassin.

La tradition voulant qu' un condamné à mort soit gracié lors des fêtes de Pâques, Ponce Pilate utilise cette occasion pour poser au peuple juif cette question : « Lequel des deux voulez-vous que je relâche ? ».Mais le peuple répond qu'il veut la libération de Barabbas et Ponce Pilate, voyant qu'il ne pourra faire changer d'avis le peuple se lave les mains dans l'eau et dit au peuple qu'il n'est pas responsable de ce sang. Barabbas est relaché et Jésus-Christ flagellé puis crucifié sur le mont Golgotha.

Plusieurs intêréts divergents concourent à la condamnation de Jésus, les Grands prêtres déjà forts discrédités aux yeux des Pharisiens veulent "redorer" leur blason...et faire un exemple

Pilate déjà discrédité par les faits cités plus hauts ne veut pas en rajouter, il ne comprend pas ces Juifs toujours prêt à se quereller pour des affaires religieuses.

La foule ( ce "bon peuple" ! ) fonçant tête baissée à sa suite parce que Jésus fait des miracles et secoue les autorités, mais prompte à l'oubli dés qu'il faut prendre des reponsabilités, dés qu'il faut "se mouiller".

En résumé, ce qui condamne Jésus c'est LA PEUR . La peur du "qu'en dira-t-on", la peur de perdre le pouvoir. Ce n'est pas telle ou telle personne qe l'on peut juger responsable de la crucifixion de Jésus; il faut casser cette idée que c'est Pilate (politique) pour certains, que ce sont "les grands prêtres" ( religieux ) pour d'autres. C'est la convergence d'intêréts politico-religieux, s'appuyant sur un peuple déboussolé et aveugle, dans un contexte où monte un esprit de révolte qui explique ( mais ne justifie pas ! ) ces attitudes.

Cette foule, qui attendait de Jésus qu'il rétablisse le Royaume d'Israël ( même chez les disciples ! ) et qui est déçue de voir Jésus s'en tenir à l'Amour de Dieu et du prochain ... il révéle par sa mort que Dieu ne s'est jamais fait si proche de l'homme, qu'à travers sa personne.







 


Vous devez être identifié pour poster un commentaire sur ce site. Merci de vous identifier ou, si vous n’êtes pas enregistré, de cliquer ici pour vous inscrire.
Temps d’exécution: 0.2684s, dont 0.0065 pour les requêtes.